Les USA pousseront notre croissance mondiale en 2014

Le Fonds Monétaire International (FMI) nous informe que le PIB mondial devrait augmenter de 3,6% au cours de l’année 2014. Cette croissance viendra surtout des États-Unis alors que l’Europe sort tout doucement de la récession.

Les États-Unis, notre moteur au niveau mondial ?

Etats unis econmie

Les résultats des entreprises américaines sont tous au beau fixe. On constate une croissance de 2,8% en rythme annualisé au troisième trimestre, alors que les ventes au détail continuent de progresser. En 2014, l’environnement sera plus favorable aux entreprises qui ont un peu marqué le pas l’année précédente.

La menace d’un nouveau “Shutdwon” est donc écartée avec un net redémarrage de l’activité américaine prévu à 3% pendant l’année 2014.

Alors que l’Europe essaie de sortir de la récession

Europe economie en 2014

L’Europe à vue son PIB stagné au troisième trimestre, mais également vu le taux de chômage remonter à 12,1% et l’inflation reculer (baisse de 0,25 à 0.50%). La BCE est préoccupée par le spectre de la désinflation, qui correspond à une période d’inflation basse. C’est un constat qui n’est pas du tout favorable à la croissance économique qui ne s’annonce pas très positive pour l’année 2014. Le FMI prévoit seulement une hausse de 1% du PIB dans la zone euro pour cette année.

Le seul pays européen à sortir son épingle du jeu est la Grande-Bretagne. Effectivement, elle affiche une hausse du PIB de 0,8% , soit sa meilleure progression depuis 3 ans.
En ce qui concerne l’état de la France, tant qu’elle ne réduira pas ses dépenses publiques et la pression fiscale qu’elle exerce, l’inflation continuera de chuter… Problème, si l’inflation continue de chuter, on risque de se retrouver avec une dette probablement critique, estime Philip Goldsmith. La France est aujourd’hui considérée par certains pays européens, notamment l’Allemagne, comme LE pays malade de l’Europe.

Que deviennent les pays émergents ?

Economie des pays émergents en 2014

La croissance des pays émergents devrait ralentir au cours de l’année 2014. On prévoit une croissance de “seulement” 5% pour la plupart de ces pays qui sont maintenant limités par des problématiques structurelles.

LE RÔLE DES BANQUES CENTRALES

Dans un contexte toujours aussi incertain, ce sont les banques centrales qui restent à la manœuvre. On peut se questionner sur les répercussions que pourra avoir la normalisation de la politique de la FED. Anton Brender, directeur des études économiques de Dexia Asset Management nous explique que la Réserve fédérale devrait réduire très prochainement ses achats de titres. Son objectif est de tout faire pour empêcher une remontée des taux d’intérêt et maintenir une croissance favorable de l’activité.

En ce qui concerne la BCE, elle prévoit encore de nombreuses mesures pour soutenir l’économie européenne. Elle prévoit l’achat direct d’actifs, de nouvelles opérations de refinancement à long terme, la baisse des taux directeurs voire même un taux de dépôts négatif. La situation européenne pourrait devenir très inconfortable si cette croissance tant attendue ne pointe pas le bout de son nez en 2014…

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