Les changements prévus pour la santé en 2018

Fin septembre 2017, l’Assemblée nationale passe en revue deux sujets sensibles dont les recettes de l’Etat et la Sécu 2018. Dans ce deuxième volet, une réduction du déficit global de la Sécu est prévue par l’exécutif. Soit un record de 3 milliards d’euros à 2,2 milliards d’euros, du jamais vu en 17 ans. Un objectif invraisemblable que l’exécutif entend pourtant atteindre à travers des économies importantes dans le domaine de la santé. Le point sur les principaux changements auxquels tout citoyen français doit s’attendre.

Le prix du tabac en hausse

D’ici fin 2020, le prix du paquet de cigarettes va atteindre 1O € au fil d’une hausse progressive de 40 à 50 centimes par an.

11 nouveaux vaccins obligatoires à prévoir

8 nouveaux vaccins vont s’ajouter aux trois autres déjà obligatoires actuellement, pour tous les nouveau-nés à compter du 1er janvier 2018. Outre la poliomyélite, la diphtérie et le tétanos, les nourrissons devront également être vaccinés contre la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole-oreillons-rubéole (ROR), le pneumocoque, la bactérie Haemophilus influenzae et le méningocoque C.

Une hausse des pensions et du forfait hospitalier

Les retraites connaissent une hausse de 0,8% depuis le 1er octobre 2017, mais l’indexation sera prise en compte d’octobre 2018 à janvier 2019.

Le forfait hospitalier augmente également de 2 € par jour et passe à 20 € après avoir été statique depuis 2010.

L’Aspa revue en hausse

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) connaîtra une augmentation de 100 € par mois en trois fois. De 803 €, elle passe ainsi à 903 € d’ici 2020 avec 30 € de plus en avril 2018, 35 € au janvier 2019 et 35 € en janvier 2020.

Selon l’inflation, la revalorisation annuelle sera avancée à janvier dès 2019.

A propos des prestations familiales

Une revalorisation de 30% sera observée sur le Complément libre choix du mode de garde (CMG), aide à la garde d’enfants, au 1er octobre 2018 pour les familles monoparentales.

Une revalorisation de 6 € sera appliquée à l’Allocation de soutien familial (ASF) le 1er avril 2018, en complément au revenu des parents isolés dispensés de pension alimentaire. Une augmentation de 16,80 € par mois sera également appliquée au Complément familial majoré, versé aux familles nombreuses modestes, à la même date.

Un dégel sera en outre attribué aux primes de naissance et d’adoption en 2018 pour s’aligner à l’inflation. Les conditions de ressources et montants de l’allocation de base de la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), pour les enfants nés ou adoptés à partir du 1er juillet 2018, seront alignées sur ceux du Complément familial.

La prime d’activité revue en hausse

Une augmentation de 20 € par mois sera appliquée sur cette prime versée aux travailleurs à revenus modestes, dès octobre 2018. En parallèle, le projet de loi de finances (PLF) pense également revoir le barème et les ressources prises en compte pour une meilleure répartition de la revalorisation.

Augmentation de l’allocation adulte handicapée

De 811 €, cette allocation atteindra 860 € au 1er novembre 2018 pour arriver à 900 € au 1er novembre 2019. Parallèlement, une certaine modification sera apportée aux règles de prise en compte des revenus d’un couple à l’AAH.

Modification de la tarification des hôpitaux

Le financement des hôpitaux connaîtra une refonte complète avec l’instauration de forfaits qui vont se baser davantage sur le parcours du patient que sur l’activité.

Suppression du RSI

Le régime général prendra en charge le RSI (régime social des indépendants) à partir du 1er janvier 2018. Mais une phase transitoire de deux ans sera observée. Les indépendants vont bénéficier d’une baisse de cotisations de – 2,15 points sur les cotisations famille. Ils vont aussi profiter d’une hausse de l’exonération des cotisations d’assurance maladie et maternité.

Tout créateur et repreneur d’entreprises va en outre bénéficier d’une année blanche de cotisations sociales, à compter du 1er janvier 2019, au titre de leur première année d’activité.

Les associations et les taxes soda

Le montant des cotisations patronales, en remplacement du crédit d’impôt de taxe sur les salaires (CITS) permet au secteur non lucratif de faire une économie de 1,4 milliard d’euros l’an, dès 2019.

Les députés ont en outre décidé de moduler la « taxe soda » en fonction du taux de sucre.

 

 

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